samedi 23 février 2013

REER: huit mythes à déconstruire

Plusieurs mythes sont véhiculés concernant les REER. En voici huit déconstruits par deux experts.
 
MYTHE N° 1
Le REER est un placement
La vérité - « Le REER est un régime «, affirme Angela Iermieri, planificatrice financière au Mouvement Desjardins.

« C'est comme un panier, illustre-t-elle, dans lequel on met des cotisations qui donnent des déductions fiscales. On les fait fructifier en choisissant des types de placement selon sa tolérance au risque et ses objectifs. »

MYTHE N° 2
Lorsqu'on cotise à son REER, on obtient un remboursement d'impôt
La vérité - « Il faut plutôt parler d'économie d'impôt, parce que cela ne signifie pas qu'on aura un chèque du gouvernement après avoir fait sa déclaration de revenus», explique Denis L'Hostie, directeur principal, planification financière, Banque Laurentienne.

MYTHE N° 3
Le REER est seulement bon pour la retraite
La vérité - « Une personne peut profiter de son REER dans d'autres occasions, comme à l'achat d'une première propriété grâce au Régime d'accession à la propriété (RAP), si elle ou son conjoint retourne aux études grâce au Régime d'encouragement à l'éducation permanente (REEP), ou si elle prend une année sans solde», indique Angela Iermieri.

MYTHE N° 4
Pour cotiser, il faut avoir 18 ans
La vérité - « Les droits de cotiser à un REER s'accumulent dès qu'on fait une déclaration de revenus, précise Mme Iermieri. On peut cotiser à tout âge, mais l'avantage pour un jeune à faible revenu est surtout d'accumuler un maximum de droits REER.

MYTHE N° 5
Le REER s'adresse surtout aux investisseurs âgés
La vérité - « Plus on investit jeune dans son REER, plus on profitera de l'intérêt composé. C'est l'intérêt qu'on fait sur l'intérêt «, remarque M. L'Hostie.»

MYTHE N° 6
Le REER ne sert à rien parce qu'on payera de l'impôt lors des retraits
La vérité - « Le REER permet de reporter l'impôt à payer au moment des retraits, explique Mme Iermieri. L'avantage, c'est que lorsqu'on a un revenu plus faible à la retraite lors des retraits, son taux d'imposition est plus faible. De plus, pendant toutes ces années, l'argent croît à l'abri de l'impôt. »

MYTHE N° 7
Le REER est la meilleure solution pour tous
La vérité - « Tout est une question de taux d'imposition, indique M. L'Hostie. Une personne avec un revenu inférieur à la moyenne qui aura des revenus semblables à la retraite, donc un taux d'imposition semblable, aurait peut-être avantage à privilégier le CELI. Un jeune en début de carrière pourrait opter pour le CELI et lorsqu'il arrivera à un taux d'imposition plus élevé, transférer les sommes dans son REER pour bénéficier d'une plus grande économie d'impôt. Le REER n'est pas la meilleure solution pour celui dont les revenus seront plus élevés à la retraite que pendant la vie active, comme quelqu'un qui a des immeubles à revenus qu'il aura terminé de payer une fois à la retraite. »

MYTHE N° 8
Le REER entraîne une diminution de la Pension de la Sécurité de la vieillesse
La vérité - « Une personne commence à perdre une partie de sa Pension de la Sécurité de la vieillesse en 2013 lorsque son revenu personnel net est supérieur à 70 954 $, précise M. L'Hostie. Pour la perdre complètement, il faut avoir un revenu de 114 640 $. La moyenne des revenus des Canadiens est d'environ 46 000 $. X


source: http://affaires.lapresse.ca/dossiers/reer-2013/201302/19/01-4623153-reer-huit-mythes-a-deconstruire.php

dimanche 17 février 2013

10 trucs pour se sortir de l'endettement

 

Après les fêtes, il est difficile de reprendre son souffle, même après plusieurs semaines ! Tout le monde veut vous donner une carte de crédit : une véritable conspiration publicitaire, qui vise à vous faire consommer maintenant afin que vous ne puissiez plus payer plus tard. Très vite, une spirale d'endettement se crée. Comment s'en sortir ?

 Il est aussi facile de payer ses dettes que de les contracter. Nous vous proposons un programme de gestion saine en 10 étapes :

1 Faites le tour du propriétaire. Dressez la liste de tout ce que vous devez : emprunts, cartes de crédit, factures... La première étape consiste à savoir exactement combien vous devez et à qui.

 2 Prenez le temps de faire un budget personnel pour une période d'au moins six mois. Pensez aux imprévus, et incluez dans votre budget les modalités de paiement de chacune de vos dettes.
 
3 Communiquez avec chacun de vos créanciers afin de les informer de votre programme de remboursement. Ne rompez jamais la communication avec un créancier.
 
4 Prévalez-vous des programmes d'étalement des dépenses en paiements mensuels pour réduire les fluctuations importantes de votre budget.
 
5 À partir de ce budget, faites une comptabilité minutieuse de vos dépenses et de vos revenus. Savoir ce qui se passe dans vos finances est essentiel. Pour cette comptabilité, servez-vous d'un logiciel de comptabilité personnelle. Vous pouvez vous en procurer un pour aussi peu que 30 dollars.
 
6 Conciliez votre relevé bancaire chaque mois, afin d'être sûr que vous n'avez rien oublié, et que la banque en fait autant !
 
7 Évitez le crédit. Le plus possible, payez comptant, ce qui vous permettra d'établir un vrai contact avec votre réalité financière.
 
8 Discutez régulièrement de votre situation financière, du budget ainsi que des rapports de comptabilité avec votre conjoint. Le fait d'en parler permet d'éviter les tensions.
 
9 Adoptez un système de classement simple et efficace pour payer vos factures. Mettez-les dans une même chemise et additionnez le tout afin de savoir ce que vous devez maintenant.
 
10 Avant chaque dépense, prenez l'habitude de vous poser quelques questions de base : est-ce que j'en ai vraiment besoin ? Si oui, est-ce que j'en ai besoin tout de suite, ou pourrais-je remettre cette dépense à plus tard ? Mon conjoint approuverait-il cette dépense ?
 
Une fois les dettes payées, il devient facile de remettre de l'ordre dans ses affaires et de reprendre le chemin de l'épargne. Pour vous rendre le travail plus facile encore, vous pourriez chercher des moyens d'augmenter votre revenu personnel !
François Morency . les affaires.com . 12-02-2013 (modifié le 13-02-2013 à 14:24)

mercredi 6 février 2013

Une partie clé de la sécurité financière qui est souvent oublié

Les procurations sont aussi importantes que les testaments

Ne laissez pas le gouvernement décider de votre avenir.

par Deanne Gage | 01-30-13|
Pensez à la planification successorale, et le mot testament vient immédiatement à l'esprit. Mais rédiger des procurations est tout aussi important. Dans l'éventualité que l'on soit frappé d'un handicap, ces documents permettent de choisir une personne qui prendra les décisions importantes à notre place. « Sans procuration, votre famille sera dans une position difficile parce que personne n'a l'autorité de remplir votre déclaration de revenu, de vendre votre chalet ou de prendre des décisions médicales », dit John Poyser, avocat chez Tradition Law LLP Estates and Trusts, une firme de Winnipeg.
 
On a besoin de deux procurations différentes.
Une procuration perpétuelle relative à vos biens s'applique à tous vos actifs. Beaucoup de gens pensent qu'ils détiennent déjà ce document par le truchement de leur banque. Mais ces types de procuration couvrent uniquement les comptes spécifiques que vous détenez dans cette institution financière, fait remarquer Barry Fish, associé principal chez Fish & Associates à Thornhill (Ontario). « Bien que les procurations soient signées selon les mêmes formalités, une procuration bancaire n'aura aucun pouvoir en dehors de sa juridiction », dit-il. Des biens comme votre maison, votre bateau et vos investissements non bancaires, quant à eux, sont vulnérables.
 
Une procuration relative aux soins prodigués à la personne traite de votre bien-être médical. Voulez-vous que votre vie soit prolongée s'il n'y a aucun espoir de guérison? Quelle hygiène, quels vêtements et quelle nourriture êtes-vous en droit d'espérer si vous êtes mentalement déficient?
En définitive, l'absence de ces documents fera que soit un membre de votre famille se portera volontaire et cherchera à être nommé tuteur par le tribunal ou, si personne ne se présente, un représentant du gouvernement comblera ce vide. Quoi qu'il en soit, « cela peut être quelqu'un que vous voulez ou ne voulez pas comme responsable, dit M. Poyser. La première personne qui se proposera peut être nommée tuteur ou tutrice, et cela peut être quelqu'un que vous n'auriez pas choisi. »
 
Et le fait est qu'il y a une différence entre ce qu'un enfant pourrait faire pour sa mère par rapport à ce que le gouvernement pourrait faire, fait remarquer M. Fish. Il cite les soins de toilette en exemple. « Qu'est-ce qu'un curateur public considère comme une dépense viable? À quelle fréquence, maman va-t-elle chez le coiffeur? Une fois par semaine? Une fois par mois? Tous les trois mois? »
Donc, qui devrait être nommé tuteur si vous ne pouvez pas prendre vos propres décisions? Le conjoint, les enfants, les frères er soeurs sont les choix les plus fréquents, selon M. Fish. Les parents de plusieurs enfants ont parfois des difficultés à choisir lequel nommer. « Le parent doit comprendre qu'il ne peut pas faire de politique pour que les enfants se sentent mieux, dit M. Fish. Choisissez l'enfant qui fera bien le travail. » Cela veut dire que votre fille alcoolique ou votre fils dépourvu de sens pécuniaire sont à écarter.
 
Une procuration comportant une clause sur les décisions prises à la majorité peut être une option pour les parents qui ont, disons, trois enfants compétents pour accomplir cette tâche. « Dans ce cas, un vote de deux sur trois permettra de prendre la décision », dit M. Fish.
 
M. Poyser conseille d'être prudent avec ces types de procurations. « Si vous nommez plus d'une personne, cela peut créer beaucoup plus de travail et de problèmes à chacun », dit-il.
M. Poyser recommande aussi de choisir une procuration de rechange au cas où votre premier choix serait incapable de remplir cette fonction.
 
Quelle que soit la personne que vous nommerez, dit M. Fish, il faut que vous ayez une confiance absolue en elle et qu'elle n'utilise pas ce document avant que cela ne soit nécessaire. C'est parce que vous pouvez rendre une procuration exécutable immédiatement, dès la prise de possession du document. Autrement, vous pouvez limiter les pouvoirs de votre procuration en ajoutant une clause qui rend le document inapplicable jusqu'à ce que vous soyez déclaré mentalement déficient. Mais M. Fish pense qu'ajouter une clause complique les choses puisque vous laissez alors les choses entre les mains d'éléments externes.
 
Par exemple, disons que votre père a des pertes de mémoire temporaires depuis un an et qu'il ne s'est pas occupé de son portefeuille de placements. Vous qui détenez une procuration, vous voulez intervenir et vendre un titre qui perd de la valeur. Vous allez voir le médecin de votre père pour obtenir un certificat concernant son état de santé et le présenter, ainsi que votre procuration au pouvoir limité, à l'institution financière concernée.
 
« L'institution financière vous répond : "Ce n'est pas une preuve d'incapacité mentale, il ne s'agit que de pertes de mémoires temporaires", explique M. Fish. Pendant ce temps, l'action continue sa chute libre. Si vous vous trouvez dans cette situation, vous êtes totalement impuissant à aider la personne qui vous est chère. C'est pourquoi, lorsque vous rédigez votre procuration, il faut vraiment que vous connaissiez les implications des restrictions que vous y apportez. Prendre des précautions pour le plaisir vous fait passer d'une position de confort à celle d'un inconfort pratiquement assuré. »
Un autre moyen de limiter la procuration est d'établir une liste d'actifs spécifiques mais en exclure d'autres. « Si vous gardez une procuration générale et s'il y a incapacité, cela peut créer une situation similaire à celle de l'absence de procuration, ce qui signifie que le gouvernement interviendra », dit-il.
 
MM. Fish et Poyser recommandent tous deux de rédiger simultanément les procurations et les testaments. Les procurations coutent habituellement entre 150 $ et 500 $, selon l'avocat et la complexité des documents.

 

A propos de l'auteur
Journaliste à Toronto, Deanne Gage est spécialiste des finances personnelles depuis 1999. Elle a reçu plusieurs prix journalistiques, dont un de l'Institut des Fonds d'Investissement du Canada. Elle a également été éditrice pour la revue Advisor's Edge et le site Advisor.ca. On peut la joindre à deannegage@gmail.com.