vendredi 1 novembre 2013

Quel avenir pour notre système de santé ?

source: Actualis.ca édition d'octobre 2013

Un peu partout dans le monde, les économistes commencent à s’interroger sur la viabilité à long terme de nos systèmes de santé. Qu’en est-il au Canada – et que pouvons-nous faire ? Lisez la suite sur le blog de socium.ca
 

 
 

mardi 9 juillet 2013

Accident et maladie : diminué, mais bien vivant

 

Une personne de 40 ans court trois fois plus de risque de connaître une période d’invalidité avant 65 ans que de mourir avant l’âge de la retraite. Pourtant, l’assurance vie est beaucoup plus fréquente que l’assurance invalidité, même si une maladie ou un accident qui entraîne une invalidité a des répercussions sur la situation financière de toute la famille – surtout si elle empêche de travailler pendant longtemps.
 
« Le plus grand risque pour un travailleur est de perdre son revenu, dit Gaétan Veillette, planificateur financier pour le Groupe Investors. S’il gagne 50 000 $ par année et qu’il ne peut pas travailler pendant 20 ans parce qu’il est invalide, ça représente un manque à gagner de 1 million de dollars. Si vous assurez votre maison qui vaut 250 000 $, ça serait la moindre des choses d’assurer vos revenus, qui valent 1 million. »

Le mandat en cas d’inaptitude
Si vous êtes tellement mal en point que vous n’êtes pas en mesure de prendre vous-même des décisions sur des questions importantes, quelqu’un devra le faire à votre place. Qui ? Si vous avez signé un mandat en cas d’inaptitude, vous pourrez exprimer vos volontés et désigner une personne pour prendre soin de vous et de vos biens. « Selon certains, le mandat en cas d’inaptitude est plus important que le testament », dit Me Marc Gélinas. Or, ce mandat est beaucoup moins courant que le testament.

Le mandat peut être rédigé devant notaire ou par vous seul, devant témoins. Il est conseillé de remettre une copie du document au mandataire – celui qui est désigné pour veiller à vos intérêts. Le mandat sera mis à exécution si par malheur vous devenez inapte, preuves médicales à l’appui. Le mandataire devra alors faire homologuer le mandat par le tribunal. Les démarches à entreprendre sont expliquées sur le site web du Curateur public du Québec : www.curateur.gouv.qc.ca/cura/fr/outils/publications/mon_mandat.html

jeudi 16 mai 2013

Campagne de financement enrichissante



Que ce soit un défi personnel, pour supporter une cause, pour le bénéfice des enfants, nombreux sont ceux qui doivent solliciter des dons à leur entourage. 
 
Socium groupe financier vous propose une formule de financement originale, enrichissante où tout le monde en sort gagnant. Avec des parents et amis nous vous invitons à venir assister à une conférence de votre choix portant sur la sécurité financière.

Lieu : 425 Sir Wilfrid Laurier Mont Saint-Hilaire
Coût : Gratuit
Avantages : 25 $ par personnes présentes à votre cause.
Horaire : Flexible, nous suggérons le  samedi 10h, lundi et jeudi 18h30
Sujets disponibles :

Sujet
Spectateur cible[1]
Temps de l’événement[2]
Groupe minimum
1. L’impact financier d’une maladie grave : Venez assister au témoignage d’une survivante du cancer qui vient nous expliquer sa maladie, ses traitements, sa guérison, les coûts insoupçonnés reliés à la maladie. Elle explique comment l’assurance maladie grave lui a permis de guérir et garder son équilibre familial.
Population générale en santé âgé entre 25 et 50 ans.
90 minutes
12 personnes
2. La retraite et ses risques :  
Cette conférence a pour but de donner les grandes lignes des besoins à la retraite, les outils pour répondre à ces besoins et les risques que comporte la retraite.
Population générale âgé entre 35 et 65 ans, concernée par sa retraite.
60 minutes
10 personnes
3. Les pièces maîtresses de la sécurité financière : Après cette conférence vous aurez une image générale des produits d’assurances de personnes qui existent, de leurs utilités et leurs caractéristiques. Vous aurez aussi des connaissances de base sur les véhicules de placements permettant la croissance de votre patrimoine.
Travailleurs âgés  entre 20 et  50 ans, concernés par sa retraite.
60 minutes
10 personnes
         Tous les événements inclus un goûter, aucun achat requis, aucune pression, notre but étant d’informer,
          se faire connaitre dans la région et aider des organismes.

 Critères d’admissibilités :
1. La cause supportée doit être en lien avec le cancer ou à saveur locale région de Mont Saint-Hilaire
2. Les participants à la conférence doivent être âgé de 21 ans et plus
3. Sujet à la disponibilité des conférenciers
 


[1] À titre indicatif seulement, toutes personnes ayant un intérêt et qui ont l’âge minimum requis
[2] Inclus l’accueil - La conférence -  Une période de question.




mercredi 1 mai 2013

6 façons de maximiser son remboursement d’impôt

 
1. Rembourser un prêt REER ou cotiser aujourd’hui à un REER pour 2013. Si vos clients ont emprunté pour maximiser leur cotisation REER et obtenir un remboursement plus élevé, ils devraient appliquer cet argent au remboursement de leur prêt. S’ils n’ont pas emprunté, ils pourraient envisager de faire dès aujourd’hui leur cotisation REER pour 2013 au lieu d’attendre jusqu’à la date limite l’an prochain. Ainsi, leur argent croîtra à l’abri de l’impôt pendant presque une année de plus.
 
2. Gérer l’endettement par cartes de crédit. Vos clients qui ont des soldes de cartes de crédit seraient avisés d’employer leur remboursement d’impôt pour effacer, ou du moins réduire, ces dettes coûteuses.
3. Faire un versement forfaitaire sur le prêt hypothécaire. Ils ont encore une hypothèque? Un remboursement d’impôt est tout indiqué pour faire un versement forfaitaire. Appliqué directement au capital emprunté, un versement forfaitaire pourrait leur faire économiser une somme considérable d’intérêts sur la durée de vie de leur hypothèque.
 
4. Augmenter l’épargne. Vos clients n’ont pas de dette? Eh bien, ils devraient en profiter pour faire fructifier leur remboursement d’impôt, dans un CELI préférablement.
 
5. Épargner pour des études. S’ils ont de jeunes enfants, vos clients pourraient établir un REEE et y placer leur remboursement d’impôt. S’ils ont déjà un REEE, ils pourraient maximiser leur cotisation.
 
6. Faire un don à un organisme de bienfaisance. Voilà une bonne façon d’employer un remboursement d’impôt. En effectuant un don à un organisme de bienfaisance enregistré, les gouvernements fédéral et provincial leur en rendront une partie. Pour bénéficier d’un allègement fiscal plus important, vos clients et leurs conjoints peuvent mettre leurs dons en commun. BMO Nesbitt Burns rappelle que les dons peuvent être déclarés dans l’année fiscale au cours de laquelle ils ont été faits, ou être reportés jusqu’à un maximum de cinq années.
 
 
source:http://www.conseiller.ca/nouvelles/6-facons-de-maximiser-son-remboursement-d%e2%80%99impot-40977   auteur: Ronald McKenzie

mercredi 10 avril 2013

Conseils pour réduire vos impôts

FAMILLES, COUPLES ET AUTRES


1 Vous êtes chef de famille monoparentale et n'avez pas de conjoint de fait ? Vous pouvez demander un montant pour personne à charge admissible au fédéral de 10 822 $, soit un crédit non remboursable de 1 623,30 $.


2 Cela fait moins d'un an que vous avec votre amie de coeur ? Déclarez-vous tels que vous êtes, c'est-à-dire comme n'étant pas encore conjoints de fait. Si vous êtes chacun père ou mère de famille, vous pourrez alors tous les deux bénéficier d'un montant pour personne à charge admissible (voir le paragraphe précédent).


3 Il existe un crédit d'impôt pour un maximum de dépenses admissibles de 500 $ par enfant par année pour les activités sportives auxquelles participent vos enfants qui ont eu moins de 16 ans en 2012 et de 500 $ pour les activités artistiques.


4 Même si vous n'avez pas l'intention de demander toutes les déductions fiscales de vos cotisations REER, il faut toutes les inscrire dans votre déclaration : celles de 2012 et celles des 60 premiers jours de 2013. Autrement, si vous voulez utiliser les déductions fiscales l'an prochain, par exemple, il faudra soumettre une déclaration de revenus 2012 amendée pour modifier celle que vous aurez déposée cette année. En outre, si vous avez contribué de manière importante, prenez le temps d'évaluer s'il vaut la peine de demander la déduction fiscale lors d'une prochaine année. C'est surtout utile si la déduction diminue sensiblement votre taux d'imposition en changeant de tranche d'imposition, ou si vous vous attendez à subir un taux d'imposition plus élevé à l'avenir.


5 Réclamez un crédit d'impôt fédéral correspondant à 15 % des frais payés pour le transport en commun. Un titre de transport est admissible s'il donne le droit d'utiliser le transport en commun un nombre illimité de fois et en tout temps pendant une période ininterrompue d'au moins 28 jours. Un laissez-passer hebdomadaire peut être admissible, mais il doit offrir les mêmes services pour une période d'au moins cinq jours, et le particulier doit acheter au moins quatre laissez-passer hebdomadaires consécutifs. Également, une «carte de paiement électronique» sera admissible si elle permet d'effectuer au moins 32 trajets au cours d'une période ininterrompue n'excédant pas 31 jours. Si vous avez payé 1 000 $ pour votre transport en commun en 2011, vous aurez droit à un crédit non remboursable de 125,25 $.


6 Si vous êtes devenu propriétaire pour la première fois en 2012 d'une maison ou d'un condo, vous pouvez obtenir au fédéral un crédit d'impôt non remboursable de 750 $.


7 Les citoyens américains qui ont le statut de résidents canadiens doivent remplir un formulaire américain (liste mondiale des comptes de banque), même s'ils ne possèdent plus rien aux États-Unis.


8 Les résidents canadiens, peu importe leur citoyenneté, doivent produire une déclaration fiscale américaine s'ils ont passé 183 jours ou plus aux États-Unis entre le 1er janvier et le 31 décembre, ou s'ils ont passé environ 120 jours par année en moyenne au cours des trois dernières années aux États-Unis.

source: Dominique Froment . Les Affaires . 16-03-2013 (modifié le 25-03-2013 à 13:36)

mardi 26 mars 2013

PROFESSIONNELS ET TRAVAILLEURS AUTONOMES CONSEILS POUR RÉDUIRES VOS IMPÔTS

1 Si vous avez un bureau à domicile, vous pouvez en déduire le coût de maintien (une partie proportionnelle du loyer ou de l'hypothèque et du chauffage, la papeterie, les télécommunications, etc.). Et n'oubliez pas les frais de représentation. La partie proportionnelle est habituellement calculée en fonction du nombre de pièces et de pieds carrés de la maison réservés à la fonction de bureau.


2 Assurez-vous d'avoir les documents justifiant le pourcentage d'utilisation de votre automobile à des fins d'affaires. En effet, les vérifications fiscales sont fréquentes pour ce type de dépenses. Il est à noter que les déplacements à partir du domicile jusqu'au lieu d'affaires ne sont normalement pas considérés comme des déplacements à des fins d'affaires.


3 Ne déduisez pas vos cotisations professionnelles dans le calcul du revenu d'entreprise au Québec, puisque ces dépenses ne sont pas déductibles du revenu, mais permettent de réclamer un crédit d'impôt.


4 Déduisez en totalité du revenu d'entreprise, dans la déclaration de revenus du Québec, les frais de représentation que sont des abonnements admissibles, c'est-à-dire constitués d'au moins trois événements présentés au Québec, comme des concerts d'orchestre symphonique, d'ensemble de musique classique ou de jazz, des représentations d'opéra, des spectacles de danse et des pièces de théâtre. Au fédéral, ces dépenses sont déductibles à seulement 50 %.


5 Il est important de bien «qualifier» vos dépenses. Les dépenses qui peuvent être capitalisées, comme l'achat d'un véhicule, donnent droit à un amortissement de la valeur sur un certain nombre d'années. Le taux de capitalisation varie selon l'équipement. Les dépenses courantes, comme la papeterie et les télécommunications, sont déductibles du revenu de l'année en cours.

Source: 43 conseils pour réduire vos impôts
Dominique Froment . Les Affaires . 16-03-2013 (modifié le 25-03-2013 à 13:36)

samedi 23 février 2013

REER: huit mythes à déconstruire

Plusieurs mythes sont véhiculés concernant les REER. En voici huit déconstruits par deux experts.
 
MYTHE N° 1
Le REER est un placement
La vérité - « Le REER est un régime «, affirme Angela Iermieri, planificatrice financière au Mouvement Desjardins.

« C'est comme un panier, illustre-t-elle, dans lequel on met des cotisations qui donnent des déductions fiscales. On les fait fructifier en choisissant des types de placement selon sa tolérance au risque et ses objectifs. »

MYTHE N° 2
Lorsqu'on cotise à son REER, on obtient un remboursement d'impôt
La vérité - « Il faut plutôt parler d'économie d'impôt, parce que cela ne signifie pas qu'on aura un chèque du gouvernement après avoir fait sa déclaration de revenus», explique Denis L'Hostie, directeur principal, planification financière, Banque Laurentienne.

MYTHE N° 3
Le REER est seulement bon pour la retraite
La vérité - « Une personne peut profiter de son REER dans d'autres occasions, comme à l'achat d'une première propriété grâce au Régime d'accession à la propriété (RAP), si elle ou son conjoint retourne aux études grâce au Régime d'encouragement à l'éducation permanente (REEP), ou si elle prend une année sans solde», indique Angela Iermieri.

MYTHE N° 4
Pour cotiser, il faut avoir 18 ans
La vérité - « Les droits de cotiser à un REER s'accumulent dès qu'on fait une déclaration de revenus, précise Mme Iermieri. On peut cotiser à tout âge, mais l'avantage pour un jeune à faible revenu est surtout d'accumuler un maximum de droits REER.

MYTHE N° 5
Le REER s'adresse surtout aux investisseurs âgés
La vérité - « Plus on investit jeune dans son REER, plus on profitera de l'intérêt composé. C'est l'intérêt qu'on fait sur l'intérêt «, remarque M. L'Hostie.»

MYTHE N° 6
Le REER ne sert à rien parce qu'on payera de l'impôt lors des retraits
La vérité - « Le REER permet de reporter l'impôt à payer au moment des retraits, explique Mme Iermieri. L'avantage, c'est que lorsqu'on a un revenu plus faible à la retraite lors des retraits, son taux d'imposition est plus faible. De plus, pendant toutes ces années, l'argent croît à l'abri de l'impôt. »

MYTHE N° 7
Le REER est la meilleure solution pour tous
La vérité - « Tout est une question de taux d'imposition, indique M. L'Hostie. Une personne avec un revenu inférieur à la moyenne qui aura des revenus semblables à la retraite, donc un taux d'imposition semblable, aurait peut-être avantage à privilégier le CELI. Un jeune en début de carrière pourrait opter pour le CELI et lorsqu'il arrivera à un taux d'imposition plus élevé, transférer les sommes dans son REER pour bénéficier d'une plus grande économie d'impôt. Le REER n'est pas la meilleure solution pour celui dont les revenus seront plus élevés à la retraite que pendant la vie active, comme quelqu'un qui a des immeubles à revenus qu'il aura terminé de payer une fois à la retraite. »

MYTHE N° 8
Le REER entraîne une diminution de la Pension de la Sécurité de la vieillesse
La vérité - « Une personne commence à perdre une partie de sa Pension de la Sécurité de la vieillesse en 2013 lorsque son revenu personnel net est supérieur à 70 954 $, précise M. L'Hostie. Pour la perdre complètement, il faut avoir un revenu de 114 640 $. La moyenne des revenus des Canadiens est d'environ 46 000 $. X


source: http://affaires.lapresse.ca/dossiers/reer-2013/201302/19/01-4623153-reer-huit-mythes-a-deconstruire.php

dimanche 17 février 2013

10 trucs pour se sortir de l'endettement

 

Après les fêtes, il est difficile de reprendre son souffle, même après plusieurs semaines ! Tout le monde veut vous donner une carte de crédit : une véritable conspiration publicitaire, qui vise à vous faire consommer maintenant afin que vous ne puissiez plus payer plus tard. Très vite, une spirale d'endettement se crée. Comment s'en sortir ?

 Il est aussi facile de payer ses dettes que de les contracter. Nous vous proposons un programme de gestion saine en 10 étapes :

1 Faites le tour du propriétaire. Dressez la liste de tout ce que vous devez : emprunts, cartes de crédit, factures... La première étape consiste à savoir exactement combien vous devez et à qui.

 2 Prenez le temps de faire un budget personnel pour une période d'au moins six mois. Pensez aux imprévus, et incluez dans votre budget les modalités de paiement de chacune de vos dettes.
 
3 Communiquez avec chacun de vos créanciers afin de les informer de votre programme de remboursement. Ne rompez jamais la communication avec un créancier.
 
4 Prévalez-vous des programmes d'étalement des dépenses en paiements mensuels pour réduire les fluctuations importantes de votre budget.
 
5 À partir de ce budget, faites une comptabilité minutieuse de vos dépenses et de vos revenus. Savoir ce qui se passe dans vos finances est essentiel. Pour cette comptabilité, servez-vous d'un logiciel de comptabilité personnelle. Vous pouvez vous en procurer un pour aussi peu que 30 dollars.
 
6 Conciliez votre relevé bancaire chaque mois, afin d'être sûr que vous n'avez rien oublié, et que la banque en fait autant !
 
7 Évitez le crédit. Le plus possible, payez comptant, ce qui vous permettra d'établir un vrai contact avec votre réalité financière.
 
8 Discutez régulièrement de votre situation financière, du budget ainsi que des rapports de comptabilité avec votre conjoint. Le fait d'en parler permet d'éviter les tensions.
 
9 Adoptez un système de classement simple et efficace pour payer vos factures. Mettez-les dans une même chemise et additionnez le tout afin de savoir ce que vous devez maintenant.
 
10 Avant chaque dépense, prenez l'habitude de vous poser quelques questions de base : est-ce que j'en ai vraiment besoin ? Si oui, est-ce que j'en ai besoin tout de suite, ou pourrais-je remettre cette dépense à plus tard ? Mon conjoint approuverait-il cette dépense ?
 
Une fois les dettes payées, il devient facile de remettre de l'ordre dans ses affaires et de reprendre le chemin de l'épargne. Pour vous rendre le travail plus facile encore, vous pourriez chercher des moyens d'augmenter votre revenu personnel !
François Morency . les affaires.com . 12-02-2013 (modifié le 13-02-2013 à 14:24)

mercredi 6 février 2013

Une partie clé de la sécurité financière qui est souvent oublié

Les procurations sont aussi importantes que les testaments

Ne laissez pas le gouvernement décider de votre avenir.

par Deanne Gage | 01-30-13|
Pensez à la planification successorale, et le mot testament vient immédiatement à l'esprit. Mais rédiger des procurations est tout aussi important. Dans l'éventualité que l'on soit frappé d'un handicap, ces documents permettent de choisir une personne qui prendra les décisions importantes à notre place. « Sans procuration, votre famille sera dans une position difficile parce que personne n'a l'autorité de remplir votre déclaration de revenu, de vendre votre chalet ou de prendre des décisions médicales », dit John Poyser, avocat chez Tradition Law LLP Estates and Trusts, une firme de Winnipeg.
 
On a besoin de deux procurations différentes.
Une procuration perpétuelle relative à vos biens s'applique à tous vos actifs. Beaucoup de gens pensent qu'ils détiennent déjà ce document par le truchement de leur banque. Mais ces types de procuration couvrent uniquement les comptes spécifiques que vous détenez dans cette institution financière, fait remarquer Barry Fish, associé principal chez Fish & Associates à Thornhill (Ontario). « Bien que les procurations soient signées selon les mêmes formalités, une procuration bancaire n'aura aucun pouvoir en dehors de sa juridiction », dit-il. Des biens comme votre maison, votre bateau et vos investissements non bancaires, quant à eux, sont vulnérables.
 
Une procuration relative aux soins prodigués à la personne traite de votre bien-être médical. Voulez-vous que votre vie soit prolongée s'il n'y a aucun espoir de guérison? Quelle hygiène, quels vêtements et quelle nourriture êtes-vous en droit d'espérer si vous êtes mentalement déficient?
En définitive, l'absence de ces documents fera que soit un membre de votre famille se portera volontaire et cherchera à être nommé tuteur par le tribunal ou, si personne ne se présente, un représentant du gouvernement comblera ce vide. Quoi qu'il en soit, « cela peut être quelqu'un que vous voulez ou ne voulez pas comme responsable, dit M. Poyser. La première personne qui se proposera peut être nommée tuteur ou tutrice, et cela peut être quelqu'un que vous n'auriez pas choisi. »
 
Et le fait est qu'il y a une différence entre ce qu'un enfant pourrait faire pour sa mère par rapport à ce que le gouvernement pourrait faire, fait remarquer M. Fish. Il cite les soins de toilette en exemple. « Qu'est-ce qu'un curateur public considère comme une dépense viable? À quelle fréquence, maman va-t-elle chez le coiffeur? Une fois par semaine? Une fois par mois? Tous les trois mois? »
Donc, qui devrait être nommé tuteur si vous ne pouvez pas prendre vos propres décisions? Le conjoint, les enfants, les frères er soeurs sont les choix les plus fréquents, selon M. Fish. Les parents de plusieurs enfants ont parfois des difficultés à choisir lequel nommer. « Le parent doit comprendre qu'il ne peut pas faire de politique pour que les enfants se sentent mieux, dit M. Fish. Choisissez l'enfant qui fera bien le travail. » Cela veut dire que votre fille alcoolique ou votre fils dépourvu de sens pécuniaire sont à écarter.
 
Une procuration comportant une clause sur les décisions prises à la majorité peut être une option pour les parents qui ont, disons, trois enfants compétents pour accomplir cette tâche. « Dans ce cas, un vote de deux sur trois permettra de prendre la décision », dit M. Fish.
 
M. Poyser conseille d'être prudent avec ces types de procurations. « Si vous nommez plus d'une personne, cela peut créer beaucoup plus de travail et de problèmes à chacun », dit-il.
M. Poyser recommande aussi de choisir une procuration de rechange au cas où votre premier choix serait incapable de remplir cette fonction.
 
Quelle que soit la personne que vous nommerez, dit M. Fish, il faut que vous ayez une confiance absolue en elle et qu'elle n'utilise pas ce document avant que cela ne soit nécessaire. C'est parce que vous pouvez rendre une procuration exécutable immédiatement, dès la prise de possession du document. Autrement, vous pouvez limiter les pouvoirs de votre procuration en ajoutant une clause qui rend le document inapplicable jusqu'à ce que vous soyez déclaré mentalement déficient. Mais M. Fish pense qu'ajouter une clause complique les choses puisque vous laissez alors les choses entre les mains d'éléments externes.
 
Par exemple, disons que votre père a des pertes de mémoire temporaires depuis un an et qu'il ne s'est pas occupé de son portefeuille de placements. Vous qui détenez une procuration, vous voulez intervenir et vendre un titre qui perd de la valeur. Vous allez voir le médecin de votre père pour obtenir un certificat concernant son état de santé et le présenter, ainsi que votre procuration au pouvoir limité, à l'institution financière concernée.
 
« L'institution financière vous répond : "Ce n'est pas une preuve d'incapacité mentale, il ne s'agit que de pertes de mémoires temporaires", explique M. Fish. Pendant ce temps, l'action continue sa chute libre. Si vous vous trouvez dans cette situation, vous êtes totalement impuissant à aider la personne qui vous est chère. C'est pourquoi, lorsque vous rédigez votre procuration, il faut vraiment que vous connaissiez les implications des restrictions que vous y apportez. Prendre des précautions pour le plaisir vous fait passer d'une position de confort à celle d'un inconfort pratiquement assuré. »
Un autre moyen de limiter la procuration est d'établir une liste d'actifs spécifiques mais en exclure d'autres. « Si vous gardez une procuration générale et s'il y a incapacité, cela peut créer une situation similaire à celle de l'absence de procuration, ce qui signifie que le gouvernement interviendra », dit-il.
 
MM. Fish et Poyser recommandent tous deux de rédiger simultanément les procurations et les testaments. Les procurations coutent habituellement entre 150 $ et 500 $, selon l'avocat et la complexité des documents.

 

A propos de l'auteur
Journaliste à Toronto, Deanne Gage est spécialiste des finances personnelles depuis 1999. Elle a reçu plusieurs prix journalistiques, dont un de l'Institut des Fonds d'Investissement du Canada. Elle a également été éditrice pour la revue Advisor's Edge et le site Advisor.ca. On peut la joindre à deannegage@gmail.com.